jeudi, 03 juillet 2008

le sujet incontournable de juillet

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Bon alors, et ces soldes me direz-vous, mes oiseaux.

Parce que ça fait longtemps qu’on n’a pas causé perte de contrôle fashion ici, hein. Et pour cause. Je n’avais aucun objectif, ma ligne de mire était vide, sarouel, robe hippihisante,… mouais, bof. Je n’arrivais pas à faire des infidélités à mes bons vieux basiques, une vraie nonne de la sape.

Mais les soldes d’été… ah ! les soldes d’été… comment vous dire ? ça reste un de mes rendez-vous préférés dans le calendrier modeux.

La frénésie justifiée par les vacances à venir, les fêtes qui s’annoncent et autant de prétextes pour trouver des tenues adaptées à chaque circonstance, avec comme point de repère, ces fameuses soldes de l’été 2002 où, flanquée de 2 copines aussi frappées que moi, j’avais dévalisé le Printemps, les Galeries et le Bon Marché avec une halte repas au café Marly, le tout enrobé dans un tourbillon de fou-rires. Magique.

Depuis, moi la poor-lonesome-shoppeuse qui ne supporte pas écumer les boutiques accompagnée, je fais une exception pour cette période que je n’envisage plus sans une comparse.

Et ce we, ma comparse s’appelait ma Rose, surnommée « l’œil critique absolu ». Pas de faute possible avec elle à mon bras. La Anna wintour de la tendance (désolée ma Rose, pas trouvé de référence plus rock…).

Donc, à conseillère exceptionnelle, shopping exceptionnel. Exceptionnel dans le sens raisonné, raisonnable, POR-TA-BLE, quoi !

De toutes façons, à Déprimeland, y’avait pas trop de risque pour que je craque sur un jean Margiela déchiré non plus.

Sur notre chemin, nous avons donc accordé nos faveurs à 2 enseignes. Oui. 2. Pas 3. Ni une.
Et que du basique.

Du mélange coton-lin chez Comptoir des Cotonniers (je commence à devenir comme les vieilles rombières de Déprimeland, je ne passe la porte de cette boutique que pendant les soldes. Mais on est d’accord, les prix pratiqués hors soldes, c’est n’importe quoi, non ?).
De la tunique toute molle, toute souple, aux épaules travaillées. Je l’ai tellement aimée, cette tunique que je l’ai prise en 2 teintes : taupe et aubergine.
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 Tunique Comptoir des cotonniers
Bermuda en jean, vieux Massimo Dutti découpé
Sandales Kallisté 2002 (hommage...)
 
Du débardeur en coton long, très long, et fin, très fin…
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débardeur Comptoir Des Cotonniers
Chouquette qui passe

Du pull chauve souris dégoulinant, pour la sexy-attitude, pour l’épaule dénudée, pour le décolleté vertigineux dans le dos.
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  merci d'ovationner cette acrobatie digne d'une Pinder
Du jean flare. Mais un vrai cette fois-ci. Avec les cuisses bien enserrées, le pli du milieu qui court le long de la jambe. La taille normale. J’ai mis du temps, mais je crois que ça y est, j’en ai fait mon classique.
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 jean Naf Naf
 
Et puis, une petite fantaisie quand même. Parce que je suis une fille qui aime l’eau, le soleil et les petites robes sortie de bain. Du pois, du bustier, de la fronce. Cette robe, c’est peut-être l’achat en plus, légèrement inutile mais aussi la petite fantaisie, mais mince ! un petit lâchage de rampe, ça fait du bien aussi, non ?
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 Robe bustier Naf Naf
Bref, que du sage. Une nonne je vous dis.

mercredi, 18 juin 2008

des plumes et du retour...

 
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Vous allez me tuer mes oiseaux… moi qui pensais prendre la poudre d’escampette en catimini, sur la pointe des pieds, ni vue ni connue, c’est raté. Foiré. C’était sans compter sur vos messages qui me sont allés droit au cœur, moi la guimauve à la carapace de placo (on dirait que c’est solide et puis en fait pas du tout), ok ok, je reviens.

Mais que je vous prévienne : je suis en fashion réhab totalement involontaire, je ne sais pas comment vous faites pour dénicher de belles pièces dans les boutiques, moi en ce moment, je trouve que c’est le néant. Je suis autant attirée par les vitrines qu’une Chouquette par un plat de flageolets.

Chaque matin, je me désespère devant mon dressing, et chaque matin j’enfile la même chose, l’uniforme tout terrain : jean/t shirt/converse. Le néant je vous dis.
 
Alors, forcément, tout le reste suit : pas de maquillage, des cheveux désespérément tressés, une vieille bique quoi.

Et puis, il est des matins où l’on se sent comme effleurée par le doigt du Dieu de la fashion, des matins où il n’est nul besoin de chercher l’interrupteur en tâtonnant telle une taupe sous Lysanxia, des matins où le soleil pète tellement fort qu’il baigne de lumière le chemin jusqu’à la cafetière, des matins où on oublie les infos et autres joyeuseries téloches pour aller petit déjeuner sur la terrasse comme si que c’était les vacances (la faute de syntaxe est faite exprès hein…), des matins où au sortir de la douche  on prend ce qui nous tombe sous la main, sans se soucier de la météo vu que de toutes façons, on sait qu’il va faire beau, des matins où on se regarde dans le miroir et où l’on voit ça.
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Jamais je n’avais pensé mettre un pantalon d’homme alors que l’évidence météo me susurrait tendrement à l’oreille d’enfiler une robette, voire une jupette, bref, de dévoiler mes gambettes. Pouêt. (et alors ? si j’ai envie de faire des rimes…)
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Mince ! mais c’est que le look masculin, je le porte toujours en hiver avec cuir et boots ! Mais c’est qu’une paire de spartiates et un débardeur font parfaitement l’affaire, non ? Alors d’accord, le revers a fait le boulot des équipes de la voierie de Déprimeland, tout râpé qu’il est maintenant, mais je crois que je m’en balance comme dirait le préposé aux légumes de Carrouf’.
 
Seulement, je n’ai pas pu m’empêcher de féminiser tout ça avec une barrette à plume dénichée dans mon tiroir d’accessoires de soirées années folles. Elle s’ennuyait, la pauvre, elle avait épuisé tous ses sujets de conversation avec les sautoirs à perles et le fume cigarettes, aussi, j’ai décidé de lui donner une seconde vie et de lui faire prendre l’air. Depuis le temps qu’elle attendait ça la cocotte.

Je terminerai en vous disant que ce billet a été écrit avec une grande volonté et persévérance de ma part étant donné que j’ai du être interrompue toutes les 2 secondes par Chouquette qui n’a pas l’air très enthousiaste de me voir ressurgir dans la blogo, elle…


vendredi, 30 mai 2008

faire sa Jolie Madame

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Bon parce que c’est pas le tout de jouer les blasées de la mode qui ne s’habille plus que chez les gars de la marine, qui ne sort plus qu’en spartiates frangées (au mieux) ou Converse (au pire… de la météo, j’entends hein), oui je l’avoue, parfois j’aime faire ma jolie Madame (un peu) avec froufrous, talons et nœuds nœuds.

Pas trop souvent non plus, il n’est pas question de se cucu-ifier (on n’est pas chez les Hilton ici), mais juste de se rappeler qu’on est une fââââme (et de le rappeler aux regards testostéronés qui croisent mon chemin..).

N’étant pas une toxico de la jupe, quand il s’agit de dévoiler mes gambettes, c’est au choix : robe housse-t’es enceinte ???? ou short-spartiates-tu vas à St Jacques de Compostelle ???, ha ha ha ! je suis cernée par les amoureux de la mode comme vous pouvez le constater…

Mais alors quand je suis tombée sur cette jupe au gros nœud XXL chez mes chers amis suédois (j’étais partie pour m’acheter un peignoir, oui oui, un peignoir, ce truc anti-glamour, mémérisant mais indispensable quand, au sortir de la piscine on tombe sur le regard concupiscent du voisin par-dessus la haie… d’ailleurs, ce peignoir, c’est une tuerie, il est blanc avec des VOLANTS, je vous le décris parce que ne comptez pas sur moi pour me prendre en photo en peignoir pour ce blog, non mais.), je me suis dit que mince ! quand même… je l’imaginais très bien sur mes hanches.
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En plus kaki, quoi ! Bon, elle aurait été rose bonbon, blanche communiante ou parme macaron, c’était fichu, c’était raté, c’était Paris Hilton pour le coup. Mais kaki, c’est un peu la couleur anti-fifille par excellence. Ce qui a instantanément titillé mon esprit de contradiction, mon côté paradoxal que je cultive depuis des années. Cette jupe, c’était tout simplement moi.

À tel point que, devant la file d’attente boursouflée des cabines, je l’ai rapatriée chez moi en me disant qu’il serait toujours temps de la rendre au cas où mon radar à tueries ait eu une avarie.

Inutile de préciser que ça n'a pas été le cas.
 
Et même si elle me fait des hanches de matrone, je ne lui en veux pas. Je lui offre la compagnie d’un trench et de mes vieilles compensées Madame à Paris pour André, ma robe « camouflage ah mais non ! c’est du fleuri » Benetton en dessous et hop ! il ne me reste plus qu’à attraper un panier et à aller acheter des fraises…
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NB : mon APN est ressuscité, j’aime autant vous dire, mes oiseaux, que des photos, vous allez en souper ! gniark gniark gniark !!!

mardi, 27 mai 2008

ohé ohé matelooooot...

 
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Je pleure mes bottes en caoutchouc restées sagement à m’attendre sur la Côte de Granit rose, leur destin étant voué à la pêche à la crevette alors qu’elles m’auraient été d’une utilité salvatrice dans ma lutte contre les averses diluviennes de Déprimeland.
 
Il pleut des seaux d’eau depuis 3 jours. Toutes mes chaussures sont niquées, mes pantalons trempés et boueux en ont marre de traîner dans les flaques, quel est l’écervelé qui n’a pas intégré la capuche dans les trench que je lui fasse son affaire? (si une maman qui connaît la galère de tenir une poussette sous la pluie lit ces lignes, pitié ! qu’elle me donne son truc pour tenir un parapluie ET garder le cap avec une poussette).

J’ai l’impression que mes cheveux ne sècheront jamais plus, qu’ils sont condamnés à rester humides et tressés jusqu’à ce que je me décide à leur faire un sort à la Jean Seberg (ne pas céder, ne pas céder, ne pas céder….).

Eh, c’était le moment idéal de vous faire mon billet sur les marinières, non ? Depuis le temps que je voulais vous en parler.
 
Pfiou ! au moins un mois que j’ai reposé les pieds là-bas (aussi rapide qu’une équipe de Bienvenue chez les Ch’tis remontant la croisette… ahem…). Les racines amputées voilà 13 ans y ont repoussé miraculeusement, alors pour fêter ça, une virée à la Coper de Tréguier s’imposait, il me fallait refaire mon uniforme breton dans les règles de l’art.

A l'assaut des marinières, le problème n’étant pas de se demander si on va en prendre une mais : LAQUELLE !

C’est là que je me suis demandée pourquoi Diantre je persistais à shopper mes marinières chez les Suédois (pffff…) alors que rien ne vaut la vraie de vraie, l’original, l’originelle, celle qui tient suffisamment chaud, celle qui efface les traits tirés, les cernes, celle qui fleure bon l’iode, les embruns et les langoustines-mayo-pain de sègle au beurre salé.
 
Peut être parce que, par définition, la Coper de Tréguier se situe à Tréguier… et pas à Déprimeland, logique implacable mais pas si évidente quand la distance en voiture pour accéder à la mer avoisine les 5heures en voiture alors que celle me séparant de H&M serait plus de l’ordre de 5 minutes en vélo.

Cette marinière, je ne peux plus m’en passer, elle s’est greffée à moi comme une robe longue sur Angelina Jolie (à ce propos, bof bof sa djellaba sur le tapis rouge de Cannes, non ? ça devrait être interdit de masquer un aussi joli bidon de future maman moi je dis…), limite le crème commence à virer marronnâsse tellement j’ai peur de la passer à la machine et d’en faire une liquette pour Chouquette (comment ça « laver à la main » ? et pourquoi pas « repasser » aussi pendant qu’on y est ? Tsss…).
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Voilà, j’aime les cordages qui habillent le col et les fentes sur les côtés, j’aime sa souplesse et sa tenue qui font disparaître les hanches et le bidon comme par magie, j’aime son association avec Ô Mon Dieu ! mais c’est une écharpe rayée que je vois là… Tant qu’à être dans la rayure marine, autant la jouer petit mousse jusqu’au bout, non ?
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Je viens donc de me convertir à la rayure, il en aura fallut du temps avant que je me rende compte que cet imprimé est tout simplement divin. Allez, prochaine étape : rapatrier mes bottes et ASSUMER. Parce que, franchement, sous la pluie, on n’a pas trouvé mieux, si ?
 
NB: veuillez excuser la qualité médiocre des photos mais cet APN de compét', j'y arrive pas... 

lundi, 19 mai 2008

question d'illumination... bientôt canonisée?

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Tout est parti d’une écharpe vue en Avant-Première chez Fri’, déjà, j’avais senti qu’un tel potentiel d’objet du désir ne pouvait pas s’en sortir comme ça sans que je lui fasse moi aussi son affaire. Et puis, elle est revenue chez Punky, et là, j’ai compris que mes doutes sur le Tie and Dye venaient de tomber en poussières et que j’allais m’en faire des confettis que je lancerais tout autour de moi en chantant « youuuuhouuuu ! » dès que je mettrais la main sur cette écharpe.

Jusqu’à ce que je la palpe : impossible pour mon petit cou de revêtir cette matière (les filles, j’ai pas lu l’étiquette, c’est de la viscose ou quoi ???).
 
L’été, pour moi c’est coton et rien d’autre. Du bon gros coton qui fripe, qui habille les hanches au sortir de l’eau, qui sert de turban pour les mèches rebelles froufroutantes, qui donne à ma gorge des airs de Lawrence d’Arabie. Oui, je suis une maniaque du coton.

Alors j’ai entamé mon deuil du Tie and Dye. Tiens, et puis, tant qu’à être en deuil, on va faire un prix de gros et on va pleurer l’APN : zoom bloqué en position max, molette de sélection bloquée, déclencheur bloqué. J’ai eu beau invoquer les esprits ISO, FOCUS et RETARDATEUR, quand ça veut pas, ça veut pas : repose en paix mon petit, tu as mérité ta place parmi les anges tu sais. C’est pas comme si c’était déjà la galère de pondre des billets pour ce blog en ce moment, hein.

Mais comme il a fallu tenter une dernière défibrillation, c’est avec émotion que je suis partie en procession vers le SAV de la Fnac drapée dans mon espoir au doux nom de GARANTIE 2 ANS.

Et sur le chemin de la Fnac, il y a Etam. Enfin, pas tout à fait non plus, mais quand il s’agit de trouver une excuse à un achat pas du tout nécessaire, la théorie du grand complot fonctionne toujours parfaitement bien.

Tiens ! du orange qui pète en vitrine, tiens ! mais ça serait pas en train de devenir ma nouvelle couleur préférée ?

Et là : apparition. Lumière divine, chœur de « alleluia ! », temps suspendu, mains jointes en position de prière, genoux qui rejoignent le sol. Quelqu’un m’a entendue, cette étole orange-flashy n’est-elle pas un cadeau du ciel ?

Inutile de vous préciser qu’aussitôt payée aussitôt autour de mon cou, assortie à mon sac, assortie à mes ongles de pieds, assortie à la pêche multi-vitaminée que je tenais.
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Mais comme l’histoire ne s’arrête pas là (ce billet devient n’importe quoi, je sais), l’obsession orange est devenue diabolique, il fallait que je l’exorcise (que de références au divin aujourd’hui…).

J’en avais autour du cou, sur les pieds, en bandoulière… mais où allais-je bien pouvoir caser une nouvelle touche ?

Depuis longtemps, je souhaitais avoir un lien de couleur autour du poignet : un vieux pendentif ClioBlue, un petit tour dans une mercerie, un arrachage de cheveux et un petit coup de briquet plus tard : tadaaaaa ! Je vous présente mon nouveau grigri.
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Où quand l’envie de couleur prend le dessus sur une aversion programmée génétiquement dans mon ADN : l’art manuel…

Voilà. Prochain atelier bricolage dans quelques dizaines d'années si vous le voulez bien.

 

mardi, 13 mai 2008

déconnection... mais pas que

 
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3 jours dans le Luberon et c’est comme si je revenais de 3 semaines aux Maldives, dé-con-nectée. De la blogo, de la mode, de l’actu. C’est bon mes oiseaux, c’est bon. Le plus difficile n’étant pas de revenir (je l’aime bien mon chez-moi au fond) mais de rebrancher le chargeur. C’est que j’en avais presque oublié où était la prise. Et puis vous parler de quoi ?

Tellement de choses en tête et finalement, pas de temps pour les organiser, les structurer, les dompter.
 
Il a du bon ce beau temps, il nous fait sortir, voir du monde de la vraie vie, DISCUTER… ah ! je crois que ce qui est le plus dur quand on vit à Déprimeland avec un job prenant, c’est le manque de discussions. De vraies discussions j’entends, pas de celles qui mettent en guest star la meteo ni la dernière Sarkoserie.

Et puis, je sais pas si vous avez déjà essayé, mais l’écran d’ordinateur n’aime pas le soleil, je dirais même qu’ils sont tels l’eau et l’huile : non miscibles.

Alors, je sais pas comment vous faites, mais moi, dès lors que la chaleur se pointe et que j’ai du temps pour moi, il faut que je me réchauffe la peau : et là, les activités possibles se réduisent à celles pratiquées à l’âge de pierre. Bouquins ( le dernier Gavalda est consternant, voilà pour la critique littéraire du mois), magazines papier, ipod (Justin Nozuka en boucle ce we, aussi léger qu’un mois de mai), et last but not least : siestâsses à gogo ! Hmmmm !

Mais comme les prochaines ruptures de réseau ne sont pas prévues avant juillet, il faut bien que je vous trouve un sujet digne de ce blog au lieu de déblatérer pour ne rien dire. Je voudrais pas faire ma Sophie Marceau.

J’ai eu une lubie la semaine dernière.
 
Je me rendais vers la rencontre que j’attendais depuis des années blogo (oui, les années blogo sont comme les années lumière : trèèèès longues…), j’étais parisienne pour quelques heures, le soleil avait mis son déguisement du mois d’août et c’est alors que je croise la route d’un magasin espagnol. Je fais un tour rapide. En sortant, j’avais synthétisé l’essentiel : de la sandale et de la frange (celle de Pocahontas, hein, pas celle de la Bruna-Rosso).

Voilà comment j’ai eu l’air d’une parfaite Paris Hilton devant ma Fri’ solaire comme une reine quand, au bout de quelques minutes de prise de contact, je n’ai trouvé qu’une chose à dire : « j’ai envie de spartiates à franges ». Affligeant.

Le pire, c’est que plus la journée avançait (et quelle journée ! ça, du blabla, y’en a eu… par kilodécibels), plus l’obsession prenait corps.

Un petit tour chez Swildens, LA spartitate à franges par définition en vitrine. Conciliabule avec ma comparse : mais la semelle est en synthétique ! Mais elles sont à 100 euros ! Mais c’est n’importe quoi ! Mais on se casse !

Et puis la libération, la sentence d’une Pipelette (véritable encyclopédie des collections de TOUTE LA CAPITALE) : « t’emmerde pas, chez Mango ils en font des tops. 60 euros, pourquoi se faire chier ? ».

Petit aparté : ma Pip’, tu as embellit mon we, t’es la meilleure.

Alors voilà les merveilles : que du cuir, pas l’ombre d’un atome de synthétique, confortables comme les bras de Choucas (ah oui, pardon, vous pouvez pas savoir… ça veut dire : confort absolu).

Chez Swildens, ils peuvent aller se rhabiller, ces voleurs.
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Pour courir après Chouquette, cherchez pas, y’a pas mieux.


lundi, 05 mai 2008

fashionship

 
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 chemisier H&M
pantalon H&M hommes
sandales Repetto 
 
C’est vraiment n’importe quoi tous ces ponts du mois de mai : même pas le temps de bloguer, mais c’est un scandale. Revenue hier, repartie demain. Si j’étais sérieuse, je programmerais des billets histoire de ne pas faire ressembler mon blog au far west… mais le sérieux n’a jamais fait parti de mon patrimoine génétique, j’y peux rien que voulez-vous ?

Pourtant, de ce we en Bretagne, j’aurais pu vous parler de la razzia que j’ai faite à la co.per de Tréguier. Le stand St James s’en rappelle encore. De la rayure marine en veux-tu en voilà, j’étais comme une barjot au milieu des bouées, des cirés et des bottes. Mais chaque chose en son temps.

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler des spartiates à talons. Tendance lourde de cet été, cela ne vous aura pas échappé, mes oiseaux au regard perçant, la plus grande repésentante restant notre délicieuse Fashiontoast et ses Nine West (importables, cela dit, juré qu’il est impossible de tenir plus de 30 secondes avec ces instruments de torture aux pieds).

Petit look glamouro-gladiator, parfait avec la retroussette (pour les jambes nues et la jupette Marant qui va avec, j’attendrai d’être californienne, dans une autre vie peut être, pour me lancer), naturellement, j’y ai cédé. Je tiens à mon rang de Fashionship, môa, madââââme…
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crédit photo Fashiontoast

Et en parfait petit mouton, il m’en fallait des confortables, pas trop hautes, pas trop noires (des chaussures noires en été, j’ai beau dire, j’ai beau faire, je n’y arrive pas, ça me semble aussi improbable qu’un plateau de fruits de mer sans mayo).

Les élues, les voici :
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L'esprit spartiates est perdu quelque part entre les lanières et les élastiques, mais avec beaucoup d'incantations autour d'une table ronde, on peut le deviner (pfff, n'importe quoi).
Je crois que dans la course au confort, Repetto doit faire partie des champions toutes catégories de la chausse, sur du plat ou sur des talons, l’impression d’avoir des chaussons aux pieds est là, limite si je ne m’y reprends pas à 3 fois avant de sortir en râlant que « non mais quelle quiche, j’allais sortir en chaussons… ha mais non ! c’est vrai que ce sont mes Repetto (hi hi hi) ». Oui, quand je me cause à moi-même, je suis d’un comique désarmant, n’est-il pas ?

Rendez-vous dans une semaine, d’ici-là, prenez soin de vous !!!

mardi, 22 avril 2008

question d'imprimé

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A première vue, j’ai cru que c’était un imprimé camouflage.
 
Je me suis dit, tout de suite, que c’était parfait, cet imprimé, c’était raccord avec mon envie de me planquer sous ma couette, seule avec un thé, un bouquin et une floppée de vieux films avec le lion qui rugit dans son auréole…( bon, d’accord et avec Chouquette aussi… comme bouillotte), et d’oublier ce froid et cette pluie aussi collants que la poisse sur la famille Kennedy.

Oui, tiens, une tenue camouflage pour me faire oublier, faire mine que je suis pas là pour les corvées, les « trucs à faire », les « il faudrait… ».

Encore mieux, un imprimé magique qui serait une sorte de bouclier contre les nuisances du quotidien et contre ce foutu téléphone qui sonne toutes les 5 minutes. Enfin, pas le mien, hein, non, celui de Choucas. C’est pas à un homme que je me suis mariée mais à une véritable centrale téléphonique, ma parole. Et puis, le mode silencieux ne doit pas être inclus dans le programme de son écran tactile, il devait pas y avoir assez de place, ça doit être ça.

J’en étais donc à l’imprimé camouflage (vous m’excuserez cette digression, mais faut savoir vider la coupe quand elle est pleine et effectivement, je sens que ça va mieux), qui en fait n’en était pas un.

Voilà le complot fomenté par les enseignes de mode : on croit avoir une vision originale, on se dit Chouette ! pour une fois, je ne vais pas ressembler aux autres, je suis trop forte sur ce coup-là, ha ha ha ! mais je me gausse, il est tellement facile d’avoir son propre style, finalement quand on y pense… jusqu’à se rendre compte que l’imprimé que l’on croyait militaire n’est en fait qu’un imprimé on ne peut plus peace and love, un imprimé cuicui les petits oiseaux, mes oiseaux, un vulgaire imprimé fleuri. La tuile.

Il aurait été aisé de tourner le dos en faisant Pfff…, ils croyaient m’avoir comme ça, les brigands, ils croyaient que la vision d’un mélange de kaki et de noir allait suffire à me séduire, à imaginer un compagnon pour mes collants et T shirts noirs dans un dernier baroud d’honneur avant l’enterrement de ce pique-assiette d’hiver (ça fait 1 mois qu’on lui a demandé de dégager à çui-là, mais il est toujours là avec sa serviette autour du cou à réclamer du rab), ils ont voulu me berner, me prendre pour une gourdâsse.

Bon, OK, ils y sont arrivés, mais comment lutter ? Le ver était dans la pomme depuis le moment où je l’avais vue, et puis, avouez qu’elle est facile à porter, non ? Ce serait un peu la bonne copine pas rabat-joie, toujours contente, qui irait avec tout sans broncher.
 
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robe Benetton (eh ouais...)
cuir Barbara Bui
low boots Tex  
 
Voici donc mon interprétation de la robe fleurie certes beaucoup moins liberty que celles vues et archi revues dans tous les mags presse mais qui a l’avantage de me ressembler… enfin !

vendredi, 18 avril 2008

cadeau du rock?

En ce moment, c’est la fête à Déprimeland. N’y voyez pas une quelconque raillerie, ni une boutade, ni un cynisme à la « yihou ! sortez les cotillons, les langues de belle-mère et les nez rouges, les enfants ! Mais c’est le Président de la Républiiiique ! » ( hommage à l’Aile ou la Cuisse, mon film culte), cette fois-ci c’est pour de vrai, this is real, nous accueillons un festival rock toute la semaine (indice, indice…).

Bye bye Déprimeland, hello hello Wizzland !

Parce que, s’il y a bien un moment dans l’année où Déprimeland porte très mal son nom, c’est maintenant.
 
Depuis hier, les rues gonflent et se remplissent de phénomènes tout de kaki vêtus, une canette de bière à la main une clope dans l’autre, dormant dans des camping cars garés dans ma rue, phénomènes plus communément appelés « jeunes ». L’invasion ne vient pas de Mars mais de toute la France, pour une fois les Déprimelandiens n’ont plus le pouvoir (la plupart ont pris une semaine de vacances, d’ailleurs, parce que c’est bien connu, on va pas prendre un bain de délinquance sans déconner !), c’est la toute puissance de la modâsse, du groove-man, rock baby, rock ! Yeah.

Ça se voit que je suis enthousiaste, hein ? et le mot est faible : je m’éclate, je prends mon panard, je frétille, je n’ai qu’une envie, c’est de balancer les clés de mon boulot et de passer ces 5 jours à déambuler nez au vent et oreilles grandes ouvertes dans les rues grouillantes de petits groupes confidentiels.

Ah ! mais c’est qu’on n’a plus 20 ans, ma brave dame ! Donc, pour la troisième année consécutive (l’année dernière, j’étais en plein déménagement et l’année précédente, j’étais à la maternité : Chouquette est une enfant du rock !), les concerts ce sera pour ce we (Justice, The Hives,) on avait pris le risque de réserver nos places pour les Babyshambles, mais notre bon vieux Pete a été à la hauteur de sa réputation et a réussi à tomber dans la case prison en passant son tour… concert annulé. Comptez pas sur moi pour lui apporter les oranges à ce gredin.

Je suis donc allée prendre mon bain de foule, mercredi, jour béni, jour de liberté.

Et il est des jours comme ça, où tout se transforme en or. Tiens, par exemple, jour d’ouverture du festival, un temps radieux, limite j’ai failli prendre un coup de soleil sur mon poignet en pédalant à toute berzingue vers H&M, mon rendez-vous du mercredi aprèm. Envie de verre en terrasse, envie de lunettes de soleil sur le nez, envie de foulard sold out chez les suédois de France et de Navarre… il est des jours comme ça où l’on se croit béni :
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J’ai eu le dernier, habilement attrapé à la volée, telle une prestidigitatrice, une David Copperfield en compensées, sous le nez d’une festivalière à priori parfaitement au parfum qu’elle était face à un objet de désir, convoité par une certaine catégorie de la population féminine (la blogo mode). Je l’ai quand même gratifiée de mon plus beau sourire, pour faire passer sa déception et lui prouver qu’on n’est pas des sauvages dans cette basse province, non plus. Non mais ho.

mercredi, 16 avril 2008

et pourtant, l'été c'est dans 3 mois encore...

J’ai très envie d’un nouveau maillot de bain.

Pfff. N’importe quoi, hein ? A l’heure où on commence à peine à penser virer la parka, où nos doigts de pieds sont aussi fripés qu’un ensemble Miyake, où l’écharpe est toujours suspendue dans l’entrée… à côté du parapluie, me voilà, je me surprends à rêver de mon maillot idéal.
 
Je ne peux même pas accabler le piège marketing des magazines de mode vu qu’ils en sont encore aux régimes pré-estivaux. Même pas.

C’est peut-être parce que, ce maillot idéal, tout comme la recette pour avoir les cheveux de Charlotte Le Grix de La Salle (je fantasme complètement sur les cheveux de cette jeune femme au sourire si croquant, me demandez pas pourquoi, surtout qu’il y en a d’autres, des femmes à la chevelure renversante, comme Daria, Erin ou Natalia quoi, mais non, c’est Charlotte qui me hante), je ne l’ai pas encore trouvé.

Et pourtant, je sais à quoi il ressemble. Exactement. A la couture près. Il a déjà pris corps dans mon esprit, s’est matérialisé derrière ma rétine et je ne peux m’empêcher de me dire que si j’y ai pensé, moi qui suis loin d’être une lumière en création fashion (je dirais même que je suis plutôt une plaie de la Fashion, au même titre que les criquets en Egypte), c’est qu’il y a bien un créateur dans ce bas monde qui y a pensé également. Merde.

Mais alors, mais alors, à quoi ressemblerait donc ce maillot tant fantasmé ?

Déjà, je le voudrais en liberty. Parce qu’un imprimé liberty sur une plage ou au bord d’une pistache, je trouve ça diablement romantique. Et qu’il n’y a pas assez de romantisme quand l’équivalent de 3 boeings 747 de touristes se côtoient sur un bout de sable. Tous ces corps huilés moulés dans du lycra, pouah !

Ah oui, parce que je le rêve également en coton, mon maillot. Du coton qui sèche pas en 2 secondes au soleil et qui laisse une trace sur la robe, le siège de la bagnole ou le coussin de la chaise de bistrot. Du coton qui ne moule pas, justement, et qui le laisse vivre sa vie de maillot avec une coupe et une forme qui ne se renient pas en se posant sur notre fessard.

Dernière chose : je voudrais qu’il ait des nœuds, des volants, des frous-frous sur le derrière, parce que c’est mon côté fifille qui ressort quand se radine l’été et qu’aux looks masculins de l’hiver, je préfère la légèreté et la girly touch.

Finalement, je crois que je voudrais le même maillot que Chouquette (déniché dans le temple des grenouilles de bénitier au serre-tête velours vert et à la chevalière, j’ai nommé Acanthe. C’est qu’ils ont du goût les cuculs cathos, parfois.)
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Avec un haut bandeau à frous-frous aussi. Tant qu’à donner dans le cucul, autant y aller à fond, non ?

Quelqu’un aurait-il une adresse ?


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