mardi, 16 octobre 2007

the assassination of Jesse James by the coward Robert Ford

Samedi soir, j’étais pas devant la téloche pour regarder la demi-finale.
J’aime pas faire comme les autres.
Aussi, quand j’ai vu l’engouement que provoquait cette coupe du monde, et bien qu’aimant le rugby, j’ai décidé d’aller au ciné. J’étais sûre d’avoir la salle pour moi. J’adore penser que l’on me fait une projection privée. Ouais, je sais, c’est pathétique.

Bref.

Je suis allée voir « The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford ».
Alors, pour toutes celles qui ne sont pas allées voir ce film pensant que c’était encore un western testostéroné, je n’aurais qu’une chose à leur dire : les filles, foncez, ce film est une pure merveille !

C’est l’histoire des derniers jours du brigand mythique Jesse James, magistralement interprété par Brad, qui, à l’aube de ses 34 ans, se découvre rongé par une paranoïa galopante face à ses coéquipiers tentés par la récompense généreuse offerte pour sa capture.

Le rôle de Robert Ford est tenu par Casey Affleck (frère de Ben) qui vole la vedette à Brad tellement son personnage est ambigü, sombre, inquiétant.

Les images sont incroyablement travaillées, la lumière, le rythme des saisons qui se répercute sur les visages tantôt blafards (pour l’hiver), tantôt dorés (pour l’été), sauf le visage de Jesse James qui, lui, reste maladif, buriné par les insomnies qui le dévorent et par les accès de colère contre lesquels il ne peut lutter.

C’est le choc d’une rencontre entre 2 personnages qui s’épient, se détestent sans que l’on sache si cette haine ne reflète pas, finalement, un profond respect mutuel.

Comme si, au bout du compte, Jesse James n’a pas incité son meurtrier à passer à l’acte afin de le libérer de ses démons. Un suicide organisé, en quelque sorte.

C’est un western contemplatif, psychologique qui vous chamboule d’émotion.

Et la musique ! Elle oscille entre les accords graves d’un violoncelle et les tintements délicats d’une clochette. A la fin de la projection, je suis restée un long moment à regarder défiler le générique. Hypnotisée. Jusqu’à ce que je lise le nom du compositeur : Nick Cave. Evidemment.

Alors, mes petits trésors, si vous ne savez pas quoi faire un de ces soirs, foncez. Vous ne le regretterez pas. Parole de Benetie.



P.S: désolée pour la BA en français, mais c'est la seule BA où l'on pouvait écouter la vraie musique. 
EDIT: lisez ABSOLUMENT le commentaire de Mamzelle_Mutine qui a su trouver, avec talent, les mots justes pour exprimer tout ce que dégage ce film!

lundi, 23 juillet 2007

The breakfast club

Un de mes tous premiers chocs cinématographiques.


Tous les films de John Hugues, d’ailleurs.


Ce film a révélé le pourquoi du comment de tous les malaises liés à l’adolescence, en mettant en scène l’histoire de ces ados déboussolés, aux antipodes les uns des autres, se retrouvant, le temps d’une colle, à devoir faire les uns avec les autres.


Les dialogues me sont devenus cultes (EAT MY SHORTS) et, longtemps, Molly Ringwald (égérie de Hugues) fut une de mes actrices fétiches.


C’est pourquoi j’ai eu un choc en voyant cette photo d’Ally Sheed sur Teddy & Moo :

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méconnaissable, anorexique, maladive.


Le temps de l’adolescence est définitivement révolu, enterré, et les chimères se sont transformées en images flétries, fanées, pathétiques…

dimanche, 01 juillet 2007

ocean's 13: à dévorer!


J’avais entendu pas mal de mauvaises critiques sur ce film, comme quoi, c’était le 3ème, et il était temps, que ça ne fonctionnait plus, etc…
Alors, nous y sommes allés avec Choucas sans plus d’enthousiasme que ça, juste histoire de voir une belle brochette d’acteurs filmés par un grand réalisateur, un bon divertissement en sorte.
Et puis, au bout du compte : on a adoré !
Moi, ces histoires de bandes de potes classieux, fins, bourrés d’humour, j’adore, je fonds.
Clooney reste le Dieu absolu de la classe easy, Brad est toujours aussi adorable à dévorer des yeux et cette intrigue qui s’entremêle, qui fait des nœuds, où on a l’impression de ne rien comprendre au bout de 5 minutes et puis, finalement, tout s’éclaire, une réussite.
J’ai eu des fou-rires toute seule : le petit chinois tellement incongru dans cette bande de potes, la grève de l’usine mexicaine, le clin d’œil à l’émission d’Oprah,…
Seule « erreur » de casting : Al Pacino. Je trouve qu’il surjoue un peu trop, comme s’il se croyait revenu dans Scarface sauf que là, il a genre 30 ans de plus, les ratiches refaites et les cheveux (salement) colorés. La vérité, il me fait un peu pitié.
Et il se dégage de ce film une ambiance de potaches qui, on le sent, ont pris leur pied à tourner ensemble.
Non, vraiment, je le conseille à tous ceux qui ont envie de glamour et d’humour… non non, ce n’est pas incompatible ;)