mardi, 13 mai 2008

déconnection... mais pas que

 
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3 jours dans le Luberon et c’est comme si je revenais de 3 semaines aux Maldives, dé-con-nectée. De la blogo, de la mode, de l’actu. C’est bon mes oiseaux, c’est bon. Le plus difficile n’étant pas de revenir (je l’aime bien mon chez-moi au fond) mais de rebrancher le chargeur. C’est que j’en avais presque oublié où était la prise. Et puis vous parler de quoi ?

Tellement de choses en tête et finalement, pas de temps pour les organiser, les structurer, les dompter.
 
Il a du bon ce beau temps, il nous fait sortir, voir du monde de la vraie vie, DISCUTER… ah ! je crois que ce qui est le plus dur quand on vit à Déprimeland avec un job prenant, c’est le manque de discussions. De vraies discussions j’entends, pas de celles qui mettent en guest star la meteo ni la dernière Sarkoserie.

Et puis, je sais pas si vous avez déjà essayé, mais l’écran d’ordinateur n’aime pas le soleil, je dirais même qu’ils sont tels l’eau et l’huile : non miscibles.

Alors, je sais pas comment vous faites, mais moi, dès lors que la chaleur se pointe et que j’ai du temps pour moi, il faut que je me réchauffe la peau : et là, les activités possibles se réduisent à celles pratiquées à l’âge de pierre. Bouquins ( le dernier Gavalda est consternant, voilà pour la critique littéraire du mois), magazines papier, ipod (Justin Nozuka en boucle ce we, aussi léger qu’un mois de mai), et last but not least : siestâsses à gogo ! Hmmmm !

Mais comme les prochaines ruptures de réseau ne sont pas prévues avant juillet, il faut bien que je vous trouve un sujet digne de ce blog au lieu de déblatérer pour ne rien dire. Je voudrais pas faire ma Sophie Marceau.

J’ai eu une lubie la semaine dernière.
 
Je me rendais vers la rencontre que j’attendais depuis des années blogo (oui, les années blogo sont comme les années lumière : trèèèès longues…), j’étais parisienne pour quelques heures, le soleil avait mis son déguisement du mois d’août et c’est alors que je croise la route d’un magasin espagnol. Je fais un tour rapide. En sortant, j’avais synthétisé l’essentiel : de la sandale et de la frange (celle de Pocahontas, hein, pas celle de la Bruna-Rosso).

Voilà comment j’ai eu l’air d’une parfaite Paris Hilton devant ma Fri’ solaire comme une reine quand, au bout de quelques minutes de prise de contact, je n’ai trouvé qu’une chose à dire : « j’ai envie de spartiates à franges ». Affligeant.

Le pire, c’est que plus la journée avançait (et quelle journée ! ça, du blabla, y’en a eu… par kilodécibels), plus l’obsession prenait corps.

Un petit tour chez Swildens, LA spartitate à franges par définition en vitrine. Conciliabule avec ma comparse : mais la semelle est en synthétique ! Mais elles sont à 100 euros ! Mais c’est n’importe quoi ! Mais on se casse !

Et puis la libération, la sentence d’une Pipelette (véritable encyclopédie des collections de TOUTE LA CAPITALE) : « t’emmerde pas, chez Mango ils en font des tops. 60 euros, pourquoi se faire chier ? ».

Petit aparté : ma Pip’, tu as embellit mon we, t’es la meilleure.

Alors voilà les merveilles : que du cuir, pas l’ombre d’un atome de synthétique, confortables comme les bras de Choucas (ah oui, pardon, vous pouvez pas savoir… ça veut dire : confort absolu).

Chez Swildens, ils peuvent aller se rhabiller, ces voleurs.
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Pour courir après Chouquette, cherchez pas, y’a pas mieux.


lundi, 05 mai 2008

fashionship

 
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 chemisier H&M
pantalon H&M hommes
sandales Repetto 
 
C’est vraiment n’importe quoi tous ces ponts du mois de mai : même pas le temps de bloguer, mais c’est un scandale. Revenue hier, repartie demain. Si j’étais sérieuse, je programmerais des billets histoire de ne pas faire ressembler mon blog au far west… mais le sérieux n’a jamais fait parti de mon patrimoine génétique, j’y peux rien que voulez-vous ?

Pourtant, de ce we en Bretagne, j’aurais pu vous parler de la razzia que j’ai faite à la co.per de Tréguier. Le stand St James s’en rappelle encore. De la rayure marine en veux-tu en voilà, j’étais comme une barjot au milieu des bouées, des cirés et des bottes. Mais chaque chose en son temps.

Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler des spartiates à talons. Tendance lourde de cet été, cela ne vous aura pas échappé, mes oiseaux au regard perçant, la plus grande repésentante restant notre délicieuse Fashiontoast et ses Nine West (importables, cela dit, juré qu’il est impossible de tenir plus de 30 secondes avec ces instruments de torture aux pieds).

Petit look glamouro-gladiator, parfait avec la retroussette (pour les jambes nues et la jupette Marant qui va avec, j’attendrai d’être californienne, dans une autre vie peut être, pour me lancer), naturellement, j’y ai cédé. Je tiens à mon rang de Fashionship, môa, madââââme…
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crédit photo Fashiontoast

Et en parfait petit mouton, il m’en fallait des confortables, pas trop hautes, pas trop noires (des chaussures noires en été, j’ai beau dire, j’ai beau faire, je n’y arrive pas, ça me semble aussi improbable qu’un plateau de fruits de mer sans mayo).

Les élues, les voici :
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L'esprit spartiates est perdu quelque part entre les lanières et les élastiques, mais avec beaucoup d'incantations autour d'une table ronde, on peut le deviner (pfff, n'importe quoi).
Je crois que dans la course au confort, Repetto doit faire partie des champions toutes catégories de la chausse, sur du plat ou sur des talons, l’impression d’avoir des chaussons aux pieds est là, limite si je ne m’y reprends pas à 3 fois avant de sortir en râlant que « non mais quelle quiche, j’allais sortir en chaussons… ha mais non ! c’est vrai que ce sont mes Repetto (hi hi hi) ». Oui, quand je me cause à moi-même, je suis d’un comique désarmant, n’est-il pas ?

Rendez-vous dans une semaine, d’ici-là, prenez soin de vous !!!

lundi, 28 avril 2008

de l'art de la trace de bronzage

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Je suis une adepte des marques de bronzage.
 
Je ne suis pas de celles qui ôtent soigneusement les bretelles de leur maillot, qui étalent leur crème avec application afin que rien ne se voit, que tout soit uniforme, le teint calculé comme un théorème de Pythagore.
 
Non. Moi, ce que j’aime, c’est le côté nonchalant de la marque, le oups ! j’ai pas vu que ça tapait fort aujourd’hui, je me suis endormie avec délectation, sans faire gaffe. Encore mieux : j’étais tellement occupée à nager, bouquiner, jouer avec Chouquette (rayez la mention inutile) que j’ai pas vu le coup de soleil se radiner. Et je me souviendrais de ce moment jubilatoire tant que la marque sera là pour se rappeler à mon bon souvenir.

Je vous raconte ça parce que, ce we, il a fait si beau, si chaud que je n’ai eu qu’une envie, me mettre en maillot et laisser ma peau se réchauffer, brunir, faire le plein de tout ce soleil qui lui manquait tant. Je n’ai été ni vigilante, ni raisonnable. J’ai juste profité. Et puis, je crois que je n’aime pas être sage.

C’est tellement naturel d’avoir le teint doré en été, ça prouve qu’on vit, qu’on bouge, qu’on se laisse aller un petit peu. Et puis mince ! quand je vois Madonna avec son teint de lait, transparent, comme tenu en laisse, privé de douceur, de morsure du temps, interdit de prendre ce qu’on lui donne, ça me fiche la trouille. Le trop de contrôle en général me fiche la trouille.

Bien sûr, je ne parle pas de la trace des manches courtes ou des chaussettes, témoins du manque d’envie de son propriétaire de laisser tout ça respirer un bon coup. Non, je vous parle de la trace du maillot, des lunettes, du pendentif… de tout ce qu’on peut pas virer quand on a chaud.

Et puis ce matin, alors que le ciel avait repris ses couleurs hivernales et que la pluie battait le vélux au-dessus du lit, que je me suis levée sans cœur, sans envie de commencer une journée dont les premières secondes me paraissaient déjà une éternité, je me suis vue dans le miroir.
 
Enfin, disons plutôt que je l’ai vue dans le miroir. La marque de bronzage. Et j’ai souri. Parce que je me suis souvenue.

Quelques instants plus tard, au petit-déjeuner, en faisant ma revue de blogopresse, je suis tombée sur cette photo du Sartorialist :
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Et je me suis dit que je ne devais pas être la seule à me sourire dans le miroir le matin...


dimanche, 27 avril 2008

garez-vous les filles...

 

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Marie est de retour!

Quand Balibulle est revenue, j'ai failli laisser un com' sur son blog en disant qu'il manquait plus qu'Une Chic Fille fasse de même, et je serais comblée.

C'est fait.

Mes 2 tenors de la blogo reprennent du service. QUEL BONHEUR!!! 

jeudi, 24 avril 2008

et si on tombait le masque?

 
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Je ne suis pas fashionista, je ne suis pas prescriptrice de tendances ni encore moins avant gardiste. Je n’en ai ni le temps ni les moyens, à mon grand désespoir ? Je ne pense pas.

Parce que moi, la mode, il me faut la voir portée avant de m’en convaincre, comme St Thomas, je ne crois que ce que je vois et décortiquer un défilé 8 mois avant la saison limite je trouve que ça relève de la science fiction. Je fais partie de celles qui vont attendre bêtement d’entendre parler d’un bouquin, d’un film ou d’un CD avant d’aller l’acheter… ou le télécharger. Incroyable, non ?

On peut dire que je fais partie du troupeau, de la mouvance de masse (Oh Mon Dieu !)… cela ne veut pas dire pour autant que je ne respecte pas celles et ceux qui scrutent et scannent l’ombre de prémices de début d’amorce d’une MODE.

Je ne fais pas partie de l’ « intelligensia » : sur ma table de chevet, on trouve aussi bien du Murakami que de la Gavalda. Dans mon ipod, se côtoient Coldplay et The Gossip, j’ai autant de plaisir à regarder un Cronenberg qu’un Spielberg. Je ne suis pas dans la place et je n’en ai pas envie. Je laisse le soin du mépris de la popularité à d’autres.

Je fais partie de celles qui matent les jolies silhouettes en rêvant derrière la vitre du bus et me demandant d’où peut venir cette veste démentielle, cette robe au tombé impec, ces chaussures qui vont phagocyter tout le reste de la tenue tellement on ne voit qu’elles…

Une chose est certaine : je suis amoureuse de la sape. Qu’elle soit populaire ou confidentielle, pointue ou vulgarisée, tendance ou pas. Mon style n’en est pas un, un jour je serais demoiselle ingénue, le lendemain masculine féminine, le surlendemain sportswear. L’inconstance, c’est ce qui me fait kiffer, avancer, rêver, planer. Je côtoie suffisamment l’uniforme pour ne pas en vouloir dans ma garde robe. Des uniformes.
Mais tout cela ne veut pas dire non plus que je vais acheter une pièce parce qu’on la voit à tous les coins de cabine d’essayage. Enfin, pas tout le temps…

ET JE DEPENSE.
 
Oh, pas tant que ça, mais suffisamment pour prêter le dos aux aigris, aux inquisiteurs, aux flicards du sac de shopping. Mes tympans n’en peuvent plus des éternels « encore ???? », « mais t’as déjà un jean, non ? », ou bien encore : « t’as encore de la place dans ton placard ? ». Je n’ai tué personne, Chouquette n’en est pas encore à manger des croûtons de pain rassis dans son bouillon en jouant avec une patate dans laquelle on aura planté des allumettes et qu’on aura surnommé Cindy et je vous épargnerais la sempiternelle « jebosseduretj’aifaitdesétudeslonguespourmelepermettre »… je ne voudrais pas devenir vulgaire.

Bref.

Mais où veut-elle en venir, bon sang de bois, hip !, c’est Rhett ! (que celle qui devinera à qui je fais allusion se désigne sur le champ) ?

Là où je veux en venir, c’est que je peux aussi bien tomber en arrêt devant une silhouette de la rue que devant un personnage dans un film.
 
La seule différence, c’est que la silhouette de rue se sera inspirée, à 90%, d’une collection H&M (dans laquelle je vais me perdre avec délice parce que, les suédois, quoi qu’on en dise, auront toujours ma préférence à môaaaaaa, et que, fureter dans leurs rayons made in india, bangladesh ou china, que voulez-vous que j’y fasse, j’aime) alors que la silhouette d’actrice, il faut bien que je me creuse l’hypophyse pour tenter d’en reproduire l’allure.

La semaine dernière, j’ai vu « Breaking and Entering » qui doit bien dater d’il y a 3 ans (pour vous donner une idée de mon niveau d’avant-gardisme…), et qui squattait quelques Mo dans mon disque dur.

J’ai aimé. Des acteurs qu’on a envie de croire, des sentiments qu’on ne connaît que trop, l’histoire d’un couple qui tourne en rond, une relation adultérine qu’on ne juge pas, que l’on a envie d’excuser. Un grand coup de pied dans toutes ces idées écoeurantes qui veulent justifier le racisme (oui, oui, on peut en trouver à foison), mettre le bordel chez les bien-pensants, les faire douter et finir par les convaincre.

Et Jude law…soupir…
...

Et Robin Wright Penn… super bien sapée. Enfin, non, justement, pas super bien sapée, tout le contraire, un naturel désarmant, des tenues renversantes de simplicité, de loose attitude. Comme une déco aux influences nordiques. Des teintes mastic, taupe, grises, craie. Le tout assaisoné d’une paire de converse. Coup de foudre. Envie de reproduire. Parce que je suis ainsi, que je ne suis qu’une usurpatrice et qu’avec tout ce que j’accumule, au fil des ans, je peux trouver matière.

Alors voilà.
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Voilà une silhouette de 4 ans d’âge, intemporelle, et que, pourtant j’aurais déniché dans une enseigne cheap…
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Et puis, comme il pleuvait, hier à Déprimeland, j’ai bien été obligée de l’accessoiriser d’un trench (mon tout premier) et de mon foulard que, je tiens à préciser, je n’ai pas acheté pour son taux de succès dans la blogo, mais bien parce que je l’aime.
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Tout simplement.
 
Allez, je m'arrête, je ne sais pas ce qui me prend, là, mais il est interminable ce billet, non? 

mardi, 22 avril 2008

question d'imprimé

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A première vue, j’ai cru que c’était un imprimé camouflage.
 
Je me suis dit, tout de suite, que c’était parfait, cet imprimé, c’était raccord avec mon envie de me planquer sous ma couette, seule avec un thé, un bouquin et une floppée de vieux films avec le lion qui rugit dans son auréole…( bon, d’accord et avec Chouquette aussi… comme bouillotte), et d’oublier ce froid et cette pluie aussi collants que la poisse sur la famille Kennedy.

Oui, tiens, une tenue camouflage pour me faire oublier, faire mine que je suis pas là pour les corvées, les « trucs à faire », les « il faudrait… ».

Encore mieux, un imprimé magique qui serait une sorte de bouclier contre les nuisances du quotidien et contre ce foutu téléphone qui sonne toutes les 5 minutes. Enfin, pas le mien, hein, non, celui de Choucas. C’est pas à un homme que je me suis mariée mais à une véritable centrale téléphonique, ma parole. Et puis, le mode silencieux ne doit pas être inclus dans le programme de son écran tactile, il devait pas y avoir assez de place, ça doit être ça.

J’en étais donc à l’imprimé camouflage (vous m’excuserez cette digression, mais faut savoir vider la coupe quand elle est pleine et effectivement, je sens que ça va mieux), qui en fait n’en était pas un.

Voilà le complot fomenté par les enseignes de mode : on croit avoir une vision originale, on se dit Chouette ! pour une fois, je ne vais pas ressembler aux autres, je suis trop forte sur ce coup-là, ha ha ha ! mais je me gausse, il est tellement facile d’avoir son propre style, finalement quand on y pense… jusqu’à se rendre compte que l’imprimé que l’on croyait militaire n’est en fait qu’un imprimé on ne peut plus peace and love, un imprimé cuicui les petits oiseaux, mes oiseaux, un vulgaire imprimé fleuri. La tuile.

Il aurait été aisé de tourner le dos en faisant Pfff…, ils croyaient m’avoir comme ça, les brigands, ils croyaient que la vision d’un mélange de kaki et de noir allait suffire à me séduire, à imaginer un compagnon pour mes collants et T shirts noirs dans un dernier baroud d’honneur avant l’enterrement de ce pique-assiette d’hiver (ça fait 1 mois qu’on lui a demandé de dégager à çui-là, mais il est toujours là avec sa serviette autour du cou à réclamer du rab), ils ont voulu me berner, me prendre pour une gourdâsse.

Bon, OK, ils y sont arrivés, mais comment lutter ? Le ver était dans la pomme depuis le moment où je l’avais vue, et puis, avouez qu’elle est facile à porter, non ? Ce serait un peu la bonne copine pas rabat-joie, toujours contente, qui irait avec tout sans broncher.
 
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robe Benetton (eh ouais...)
cuir Barbara Bui
low boots Tex  
 
Voici donc mon interprétation de la robe fleurie certes beaucoup moins liberty que celles vues et archi revues dans tous les mags presse mais qui a l’avantage de me ressembler… enfin !

dimanche, 20 avril 2008

articulations dérouillées

 
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Surnaturelle cette journée d’hier. Sans vouloir jouer les vieux cons, le coup d’œil à la météo est indispensable quand il s’agit d’arpenter les bars plein à craquer, de faire des arrêts buvette, de stationner devant un groupe craquant, de faire la queue avant d’atteindre la Terre Promise : le Chapiteau.

Aussi j’avais bien pris soin d’écouter les conseils de Sébastien F., qui m’avait sapé le moral en m’annonçant que ce samedi allait être dramatiquement humide. Et froid.

Eh bien elle s’est plantée fripouille la grenouille, il a fait un temps du tonnerre. Bras nus qu’on était en terrasse l’après midi, les lunettes de soleil qui reprennent leurs marques, surnaturelle cette journée, je vous dis.

Ambiance électrique comme une tignâsse de Sinclair, une foule dense, compacte, décontractée. Seule ombre au tableau, la présence policière un peu, comment dire ?, présente justement. Les escadrons de CRS, encore, je peux comprendre mais là, le ballet des hélicoptères au-dessus de nos têtes et dont le barouf couvre les conversations à l’heure de l’apéro, on est chez Jack Bauer là ou quoi ?

Et le concert de The Hives en aptothéose. Chapeau les mecs, mes low boots et moi, on vous remercie de nous avoir fait swinguer si délicieusement.

Par contre, mon divorce avec la bière est consommé depuis le réveil de ce matin (mais qui fait du marteau piqueur à une heure si matinale ? ça devrait être interdit, merde.), pour l’année prochaine, je compte fonder une association pour l’introduction du Sancerre blanc (ou encore mieux, rouge) dans les buvettes.

Allez, je vous laisse, je vais me faire une perfusion de paracetamol.


vendredi, 18 avril 2008

cadeau du rock?

En ce moment, c’est la fête à Déprimeland. N’y voyez pas une quelconque raillerie, ni une boutade, ni un cynisme à la « yihou ! sortez les cotillons, les langues de belle-mère et les nez rouges, les enfants ! Mais c’est le Président de la Républiiiique ! » ( hommage à l’Aile ou la Cuisse, mon film culte), cette fois-ci c’est pour de vrai, this is real, nous accueillons un festival rock toute la semaine (indice, indice…).

Bye bye Déprimeland, hello hello Wizzland !

Parce que, s’il y a bien un moment dans l’année où Déprimeland porte très mal son nom, c’est maintenant.
 
Depuis hier, les rues gonflent et se remplissent de phénomènes tout de kaki vêtus, une canette de bière à la main une clope dans l’autre, dormant dans des camping cars garés dans ma rue, phénomènes plus communément appelés « jeunes ». L’invasion ne vient pas de Mars mais de toute la France, pour une fois les Déprimelandiens n’ont plus le pouvoir (la plupart ont pris une semaine de vacances, d’ailleurs, parce que c’est bien connu, on va pas prendre un bain de délinquance sans déconner !), c’est la toute puissance de la modâsse, du groove-man, rock baby, rock ! Yeah.

Ça se voit que je suis enthousiaste, hein ? et le mot est faible : je m’éclate, je prends mon panard, je frétille, je n’ai qu’une envie, c’est de balancer les clés de mon boulot et de passer ces 5 jours à déambuler nez au vent et oreilles grandes ouvertes dans les rues grouillantes de petits groupes confidentiels.

Ah ! mais c’est qu’on n’a plus 20 ans, ma brave dame ! Donc, pour la troisième année consécutive (l’année dernière, j’étais en plein déménagement et l’année précédente, j’étais à la maternité : Chouquette est une enfant du rock !), les concerts ce sera pour ce we (Justice, The Hives,) on avait pris le risque de réserver nos places pour les Babyshambles, mais notre bon vieux Pete a été à la hauteur de sa réputation et a réussi à tomber dans la case prison en passant son tour… concert annulé. Comptez pas sur moi pour lui apporter les oranges à ce gredin.

Je suis donc allée prendre mon bain de foule, mercredi, jour béni, jour de liberté.

Et il est des jours comme ça, où tout se transforme en or. Tiens, par exemple, jour d’ouverture du festival, un temps radieux, limite j’ai failli prendre un coup de soleil sur mon poignet en pédalant à toute berzingue vers H&M, mon rendez-vous du mercredi aprèm. Envie de verre en terrasse, envie de lunettes de soleil sur le nez, envie de foulard sold out chez les suédois de France et de Navarre… il est des jours comme ça où l’on se croit béni :
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J’ai eu le dernier, habilement attrapé à la volée, telle une prestidigitatrice, une David Copperfield en compensées, sous le nez d’une festivalière à priori parfaitement au parfum qu’elle était face à un objet de désir, convoité par une certaine catégorie de la population féminine (la blogo mode). Je l’ai quand même gratifiée de mon plus beau sourire, pour faire passer sa déception et lui prouver qu’on n’est pas des sauvages dans cette basse province, non plus. Non mais ho.

mercredi, 16 avril 2008

et pourtant, l'été c'est dans 3 mois encore...

J’ai très envie d’un nouveau maillot de bain.

Pfff. N’importe quoi, hein ? A l’heure où on commence à peine à penser virer la parka, où nos doigts de pieds sont aussi fripés qu’un ensemble Miyake, où l’écharpe est toujours suspendue dans l’entrée… à côté du parapluie, me voilà, je me surprends à rêver de mon maillot idéal.
 
Je ne peux même pas accabler le piège marketing des magazines de mode vu qu’ils en sont encore aux régimes pré-estivaux. Même pas.

C’est peut-être parce que, ce maillot idéal, tout comme la recette pour avoir les cheveux de Charlotte Le Grix de La Salle (je fantasme complètement sur les cheveux de cette jeune femme au sourire si croquant, me demandez pas pourquoi, surtout qu’il y en a d’autres, des femmes à la chevelure renversante, comme Daria, Erin ou Natalia quoi, mais non, c’est Charlotte qui me hante), je ne l’ai pas encore trouvé.

Et pourtant, je sais à quoi il ressemble. Exactement. A la couture près. Il a déjà pris corps dans mon esprit, s’est matérialisé derrière ma rétine et je ne peux m’empêcher de me dire que si j’y ai pensé, moi qui suis loin d’être une lumière en création fashion (je dirais même que je suis plutôt une plaie de la Fashion, au même titre que les criquets en Egypte), c’est qu’il y a bien un créateur dans ce bas monde qui y a pensé également. Merde.

Mais alors, mais alors, à quoi ressemblerait donc ce maillot tant fantasmé ?

Déjà, je le voudrais en liberty. Parce qu’un imprimé liberty sur une plage ou au bord d’une pistache, je trouve ça diablement romantique. Et qu’il n’y a pas assez de romantisme quand l’équivalent de 3 boeings 747 de touristes se côtoient sur un bout de sable. Tous ces corps huilés moulés dans du lycra, pouah !

Ah oui, parce que je le rêve également en coton, mon maillot. Du coton qui sèche pas en 2 secondes au soleil et qui laisse une trace sur la robe, le siège de la bagnole ou le coussin de la chaise de bistrot. Du coton qui ne moule pas, justement, et qui le laisse vivre sa vie de maillot avec une coupe et une forme qui ne se renient pas en se posant sur notre fessard.

Dernière chose : je voudrais qu’il ait des nœuds, des volants, des frous-frous sur le derrière, parce que c’est mon côté fifille qui ressort quand se radine l’été et qu’aux looks masculins de l’hiver, je préfère la légèreté et la girly touch.

Finalement, je crois que je voudrais le même maillot que Chouquette (déniché dans le temple des grenouilles de bénitier au serre-tête velours vert et à la chevalière, j’ai nommé Acanthe. C’est qu’ils ont du goût les cuculs cathos, parfois.)
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Avec un haut bandeau à frous-frous aussi. Tant qu’à donner dans le cucul, autant y aller à fond, non ?

Quelqu’un aurait-il une adresse ?


jeudi, 10 avril 2008

orange, rose et hop! finie la grisaille

 
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En ce moment, la publicité pour la nouvelle campagne Hermès me fait un effet comme qui dirait, gluesque.

Je m’explique : dès que je tombe sur cette photo dans un magazine, mon cœur s’arrête de battre, mes pupilles subissent une dilatation dignes d’un rail katemossien, mes lèvres deviennent totalement atones permettant ainsi au filet de bave de gagner mon menton tremblotant, mes mains décrivent un mouvement parkinsonien parfait m’empêchant de tourner la page. En d’autres mots, je suis victime de l’état de fascination par excellence.

Je suis telle Moka (le poisson de Chouquette, baptisé ainsi à défaut de s’appeler « Apoum » ou bien encore « pawa ») voyant le granulé du matin amorcer sa descente vers la surface de son bocal.

Alors bien sûr, ceci expliquant cela, mes lointaines origines Pondichériennes en sont probablement les responsables, la peau couleur cannelle et les cheveux ébènes de Lakshmi Menon (la belle plante, image de la maison pour cette saison) me sont si familières que je ne peux m’empêcher de m’identifier, à défaut d’avoir sa silhouette. Ahem.

Mais pas que.

Parce que cette campagne de pub me rappelle furieusement mon séjour en Inde au cours duquel j’avais cédé (déjà !) sans ambages à l’accumulation de bijoux en argent et au mariage de l’orange (Hermès) et du rose (indien) avec mon sari confectionné par un tailleur de rue et endossé grâce à l’aide Ô combien précieuse d’une indienne adorable (que celle qui a déjà tenté de nouer son sari sans se faire aider me jette le premier bindi). Souvenirs indélébiles, emplis d’odeurs, de couleurs, de paix intérieure.
 
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Et puis, ras-le-bol de ce temps pourrave et communicatif (la recrudescence des râleurs à Déprimeland est en train de se muer en problème de santé publique, si ça continue, il va falloir déclencher le plan Orsec). Envie de couleurs qui explosent, d’exotisme, de cheveux huilés et de fleurs de frangipaniers.

Alors j’ai ressorti ma quincaillerie et mon pashmina rose, j’ai enduit ma tignâsse de mon huile Kiehl’s et je me la suis jouée Lakshmi sans son éléphant.
 
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Avec ma pochette orange pour couronner le tout, évidente comme  une semelle rouge sur une paire de Louboutin, association de couleurs osée, mais, juré, je n’ai récolté que des sourires bienveillants aujourd’hui.

Allez, mes oiseaux, faites péter la couleur : ça met du baume au cœur et ça donne le teint rose comme une fesse de Chouquette !


lundi, 07 avril 2008

Ah Pourquoi tu me fais Ca...

Tiens, alors voilà une marque qui m’intriguera toujours : APC.

Ou comment créer une sorte de crise d’hystérie à la vue de leur collection qui ferait passer une groupie de Tokio Hotel pour une apprentie nonne.

Jean Touitou, c’est pas bien ce que tu fais, tu le sais, ça ? Prendre des pièces on ne peut plus basiques, les baptiser de ta baguette magique de décontraction, et pof ! me servir sur un plateau de simplicité une garde robe où chaque détail compte, me fait fondre, me fait me dire que mais c’est bien sûr, que c’est ce jean qu’il me faut, non mais alors.

Pourtant, je me fais avoir à chaque fois en passant devant ta vitrine où rien ne pète, où tout est sobre, classique, inoffensif. Même leurs sacs me font fondre, presque autant qu'une étiquette blanche sur un pull Margiela. Le comble du chic.
A première vue. Parce qu’il sait y faire le Jeannot : c’est comme ça qu’il m’a attirée dans ses filets la première fois, pour une robe en chambray un jour de fin de soldes, vous savez, ces jours où le massacre des étiquettes balafrées dans tous les sens nous donne des ailes jusqu’à pousser la porte de boutiques dans lesquelles on n’aurait jamais mis l’orteil bleu marine pour une Tagada. Et puis, il suffit de passer un jean, une robe, une veste, un pull, pour se rendre compte que nom d’un petit bonhomme, ce que c’est bien coupé !
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Seulement, les prix aussi sont bien coupés. Moins que chez la Bruno ou la Marant, mais quand même, suffisamment pour m’obliger à ne prendre qu’une pièce par collection.
Choix cornélien à chaque fois. Surtout quand le vendeur beau comme un accord de Chopin nous sort toutes les pièces qui avaient échappé à notre regard scannerisant lors du premier repérage. Et cette robe, vous l’avez vue ? Non mais il faut que vous la passiez, vous allez voir elle est encore plus belle portée.
Mais je le SAIS qu’elle ne sera que plus belle portée, c’est bien là mon drame mon coco. Aussi beau sois-tu. Tiens, pour la peine, je vais essayer la robe sur laquelle j’ai jeté mon dévolu depuis le début, et puis je vais faire mine d’hésiter pour que tu me sortes tous tes arguments convaincants. Je suis diabolique.
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Mais pour un petit plaisir que je m'offre une fois l'an, c'est un péché plutôt mignon, non? 

jeudi, 03 avril 2008

j'ai choisi mon camp

De mon trip en terre africaine, j’ai ramené en plus de mes boutons de moustique (râââ, j’ai encore oublié de prendre mon Lariam, bon sang, manquerait plus que le paludisme devienne un souvenir de vacances…), de mes rayures de bronzage qui me font ressembler à un zèbre égaré du troupeau, des converses cradingues de boue et d’une queue de gnou, une envie d’ambiance safari, de kaki, de beige, de cuir naturel.

Le petit cadeau reçu d’une amie qui me fait hurler de rire : le DVD d’Hatari (avec un John Wayne qui clope comme une cheminée au petit déjeuner, à l’heure de la loi anti-tabac, c’est d’un comique !) n’a fait qu’enfoncer le clou avec un marteau aux couleurs de treillis, de saharienne et autres foulards en coton.

J’ai choisi mon camp : adieu robes à fleurs, folkitude et bobo bohème, ce printemps sera Africa, j’ai envie de danser comme toi, de m’offrir à ta loi.

Encore faut-il trouver un fournisseur officiel qui aurait entendu mes prières : Gap, tu as eu ma peau (Domino va me tuer…), ta collection printanière est une pure merveille et je ne dis pas ça pour trouver une excuse à mes sandales indécentes de hauteur. Vous me connaissez, hein.

Mais je vous vois trépigner d’impatience, vous liquéfier de curiosité, mais alors, mais qu’a-t-elle déniché pour assouvir ses envies africaines ?

Je vous ai trouvé du taille haute, du jodhpur, du mélange coton-lin, de la silhouette aussi longue qu’une Vogue (la cigarette, pas le mag), des couleurs passées comme un tube de Rose Laurens. Tout ça en un. Oui, oui.
 
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Un petit rayon de soleil pour redonner à mes gambettes des couleurs de Terracotta et on y sera.
 
Et puis, comme Chouquette se prend pour Jane qui attendrait son Tarzan au jardin public (faut la voir se balancer du haut de sa barre au-dessus du toboggan qui scande « INTERDIT AUX MOINS DE 3 ANS » alors qu’elle va fêter ses 2 printemps), hop ! Zou ! un petit knickers doublé de léopard pour la peine.
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Reste plus qu’à convertir Choucas, mais là, le challenge est un peu plus ardu…
 

mardi, 01 avril 2008

Sortez les trousses à pharmacie...

…les bandes Velpeau, le Niflugel, l’arnica, les genouillères et les béquilles.

Mon box aux urgences est réservé (celui avec le brancard qui couine pas quand on le pousse à fond de train dans les couloirs embouteillés de l’hôpital), les bandes de plâtres font trempette dans leur bassine : oyé oyé mes oiseaux, j’ai trouvé mes compensées !
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Alors à moi les entorses, les pelles, les gadins, les gamelles, les vautrades, chouette !

J’ai pas mesuré la hauteur du plateau, mais à vue de nez, il doit faire un bon 12 cm. Cela dit, j’ai été raisonnable parce que j’ai pris la paire qui présentait l’angle de courbure le plus raisonnable (les Nine West, c’est no way, je faisais clap clap dans les allées du Printemps lors de l’essayage aussi canons qu’elles pouvaient être.)
 Pour info:
 
 
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 Compensées Gap (designées pas Pierre Hardy S'IL VOUS PLAIT!!!)
Robe "de mauvaise qualité" Sandro ( dixit Mme B quand elle a du recoudre les manches 3 semaines après l'achat)
Collants je sais plus
Bon bon bon, maintenant, il s’agit de repérer les obstacles éventuels et trouver comment survivre du haut de mes miradors.

1ère étape : apprendre à Chouquette comment monter les escaliers TOUTE SEULE, sans mes bras. Comment ça « mère ingrate » ? Mais tut, tut, pas du tout, je ne fais que lui rendre service à la prunelle de mes yeux qui va bientôt avoir 2 ans et met grandement en péril mon fragile équilibre avec ses 13 kg toute mouillée qui me font les biceps de Schwarzie.

2nde étape : ne pas prendre l’itinéraire parsemé de pavés vicelards et instables pour aller bosser, je crois que je vais couper par le cimetière, c’est moins gai mais nettement plus safe. Ça sera l’occasion de passer le bonjour à Mme Trucmuche qui nous a quittés l’année passée. Paix à son âme.

3ème étape : avancer ma montre de 10 bonnes minutes afin d’écarter tout éventuel retard qui m’obligerait à COURIR.
 
4ème étape: prévenir les potes que c'est plus la peine d'attendre le coup de sonnette de la porte d'entrée pour m'ouvrir. Les semelles en bois de 15 tonnes ont cet avantage de produire un barouf du tonnerre audible à 10 km à la ronde. Et puis, quand on est lancée, bourrée d' inertie telle la fusée Ariane quand elle se pose: on a besoin d'un parachute pour s'arrêter. Aussi discrète qu'une Marianne James qui ferait ses vocalyses dans une nursery.

5ème étape : prier pour que l’été passe le plus vite possible.

Ah la la, on vit dangereusement mes oiseaux, mais finalement, tout est question d’ORGANISATION...

dimanche, 30 mars 2008

à l'heure où on remballe tout

C’est toujours la même histoire, si je fais la somme du temps passé à élaborer des looks qui me plaisent  (parfois casse-gueule mais qui ont toujours ce point commun de me donner ce petit air d’auto satisfaction devant le miroir et devant le dressing qui déborde où j’empile consciencieusement les T-shirts, les robes et les pulls), je crois que je pourrais me lancer dans la traversée de l’Atlantique à la nage et en reculant.

Ah ça ! les étagères, tiroirs et autres portants peuvent se targuer de ne pas friser l’anorexie, contrairement à mon porte feuille, mais là n’est pas le propos.

Seulement, quand j’y pense, toutes ces possibilités de looks ne servent guère qu’une fois (le jour où j’en fais l’acquisition) et finissent par entamer une longue hibernation avant de ressortir miraculeusement au moment où leur image surgit au fin fond de ma mémoire.

Parce qu’il me faut bien l’avouer, pour aller bosser, je sors rarement les sandales à plateaux.

Et puis, arrive le we où l’on doit boucler le pliage Longchamp (en ce moment, les we à Déprimeland se font de plus en plus rares : une réunion de famille, un anniversaire, une crémaillère, une course à faire, un bouquin à finir, toutes les excuses sont bonnes pour fuir ce trou à rat où le temps suspend son vol le vendredi à 18H et recommence son cycle le lundi à 8H30…) et où se pose le choix cornélien, la paire de bottes de 8 cm de talons et qui va me twister ma jupette taille haute ou les derbies de 3 ans d’âge, affaissées mais si confort ?

Le paletot qui ira avec toutes les tenues et tous les temps ou le petit cuir qui devra rester à l’abri en cas d’averse ?

la robe à fleurs qui ne va avec rien ou le jean qui va avec tout ?

voilà comment on se retrouve avec toujours la même tenue en we alors qu’on aurait de quoi fournir la styliste de Biba en matos jusqu’en 2040…

la solution serait d’investir dans une valise qui ferait 5m sur 3 avec penderie intégrée et compartiment à bottes, mais j’ai un problème autre que l’accumulation de pièces vestimentaires qui est que je ne supporte pas m’encombrer quand je pars. Tout juste si je tolère les 3kg limites au-delà desquels mon pliage se déchire, alors, de là à emporter les talons, le cuir et les cintres, on n’y est pas encore.

Tout cela pour vous montrer ma tenue du we, dramatiquement banale, odieusement monochrome, scandaleusement pratique…
 
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Allez, et pour la gloire, ce que la tenue aurait donné avec des accessoires plus fashionistiquement (????) corrects...
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Du beau gâchis tout ça. 

mercredi, 26 mars 2008

bilan post apocalyptique

 
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Non, je n’ai pas été la seule à fêter dignement Pâques.
 
Chouquette est bien la fille de sa mère et la résurrection du Christ tient bien la corde comme fête favorite chez nous. Celle où je peux me vautrer en tout impunité dans les excès à grands coups de chocolats, champagne, vins et autres moyens de débauche.

Mais tous les ans, c’est la même chose : je culpabilise, je me flagelle, je regrette.

Et puis cette année, on n’aura pas fait les choses à moitié : 4 enfants à la maison et autant de poules en chocolat à finir (c’est bien connu, l’estomac d’un enfant a ses limites, surtout quand on a prévu une vingtaine d’œufs en chocolat à cacher dans le jardin… oui, oui, 20 œufs pour 4 enfants… et puis des gros, hein), des copains qui se radinent avec leur contribution calorique (j’ai nommé Champagne, mon ami) et un temps froid et aussi pluvieux qu’un jour d’hiver à Saint Pierre et Miquelon  qui ne permet rien d’autre qu’une bonne grosse siestâsse pour éliminer tout ça.

On fait les comptes : je multiplie par 5, je retiens 2… et résultat : je suis comme Mariah Carey dans une robe Dolce et Gabbana : boudinée.

Mon corps réclame du régime vapeur à grands cris, mes jeans implorent ma pitié, mes collants testent leur limite d’élasticité, et mes joues me font ressembler à un pruneau tout fripé quand je souris.

Il n’y a guère que mes pyjamas qui mouftent pas, qui me laissent tranquille, qui ne se rappellent pas à mon bon souvenir de sveltitude.  Limite si j’entends pas les kilos en trop tomber au fond de mon estomac avec le bruit d’une caisse enregistreuse.

Alors d’accord, je veux bien tenter l’aventure du régime, déclarer ouverte la guerre aux bourrelets, faire ma Don Quichotte des calories, mais avant, QUI va terminer ça ?
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Parce que c’est pas le tout de prendre de bonnes résolutions, encore faut-il ne pas être tentée…

Je vous le dis tout net, mes oiseaux, le short ou la mini de cet été ont encore du chemin à faire : c’est pas gagné.